Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est une unité d'élite de la Gendarmerie nationale française spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d'otages. Sa devise est:

Le GIGN est basé dans le quartier de Satory (Versailles), son centre d'instruction et d'entraînement se situant au camp de Frileuse à Beynes. Pour participer à la sélection, il faut déjà être gendarme de carrière et avoir moins de 34 ans .

Depuis le 1er septembre 2007, une profonde réorganisation a eu lieu. Le « nouveau » GIGN regroupe, sous le même nom, l'intégralité des hommes de l'ancien GSIGN :

  • Il est composé de quatre forces opérationnelles :Ainsi que de la Force Formation, qui s'occupe aussi bien de la formation interne qu'externe.
    1. la Force Intervention (ancien GIGN),
    2. la Force Observation Recherche (ancien groupe d'observation-recherche de l'EPIGN),
    3. la Force Sécurité Protection (qui regroupe les membres de la section de sécurité et protection de l'EPIGN et du personnel du détachement gendarmerie du GSPR) ;
    4. la Force Appui Opérationnel, comprenant des moyens techniques et diverses compétences nécessaires aux autres forces :
      • section moyens spéciaux
      • section appui cynophile
      • cellule dépiégeage d'assaut
      • cellule ouverture fine
      • cellule effraction chaude
      • cellule tirs spéciaux
      • cellule technique d'adaptation opérationnel;

Ces forces, sont conduites et soutenues par deux états-majors :

  1. l'État-major Opérationnel (EMOPS)
  2. l'État-major d'Administration et de Soutien

Les gendarmes nouvellement arrivés sont tous formés à l'intervention, puis ont la possibilité d'être formés à la protection ou à la recherche/observation (anciennes missions du GSPR et de l'EPIGN). Le sigle GSIGN n'a plus lieu d'être et le sigle « GIGN » ne désigne plus la même unité qu'auparavant.

  • Contre-terrorisme : le GIGN intervient en premier lieu sur les missions suivantes :
    • Piratair : détournement d'avion
    • Piratmer : détournement ou attaque de navire
    • Piratome : attaque nucléaire
    • Piratox : attaque chimique ou biologique
    • Piratext : prise d'otages de ressortissants français à l'étranger

Pour les actes de terrorisme n'entrant pas dans ces catégories (prise d'otage, etc.), la répartition des missions entre le GIGN et le RAID se fait selon le lieu où l'alerte se produit : le milieu rural ainsi que les aéroports sont le domaine d'intervention du GIGN, le milieu urbain et les gares celui du RAID.

  • Autres interventions : les neutralisations de forcenés, les arrestations de personnes dangereuses et armées.
  • Force de sécurité et protection (FSP) : elle couvre l'intégralité du spectre de la Sécurité et de la Protection.

Sur le territoire national, les sections de sécurité-protection (SSP), assurent quotidiennement la protection de hautes personnalités françaises ou étrangères. Elles assurent également ce type de mission à l'étranger, au profit des diplomates en poste dans des zones à risques comme l’Afghanistan ou l’Irak.

Parallèlement aux missions de protection, les SSP procèdent à la mise en sécurité de sites. Que ce soit au profit de l'autorité protégée ou lors d'évènements majeurs, cette force déploie des tireurs d'élite, le groupe de recherche d'engins piégés (GREP), ou encore les spécialistes en investigations subaquatiques.

Enfin, dans un contexte interministériel, la FSP est régulièrement sollicitée pour réaliser des audits de sécurité au profit des représentations françaises à l'étranger ou de sites sensibles partout en France. Ayant une expérience reconnue dans ce domaine, les missions évaluent les enjeux sécuritaires et apportent une expertise et des réponses adaptées, en vue d'accroître le niveau de sûreté des installations visitées.

En marge des missions évoquées ci-dessus, les militaires de cette force participent de façon régulière à la formation des troupes d'élite étrangères.

  • Missions des SSP :
    • Protection rapprochée de personnalités.
    • Sécurité des ambassades et représentations diplomatiques françaises à l'étranger (Congo-Brazzaville, Centrafrique, Algérie, Côte d'Ivoire, Haïti, Afghanistan, Irak, Libye, Mali…).
    • Extraction de ressortissant français à l'étranger.
    • Mise en sécurité.
    • Analyse du risque et audit de sécurité.
    • Gestion de crise à l'étranger.
    • Sécurité des évènements d'ampleur nationale et internationale.
    • Formation internationale.

Pour permettre de mener à bien ces missions, les entraînements du GIGN sont très poussés et dangereux. Il y a ainsi eu plus de décès lors de ces entraînements que lors des missions elles-mêmes. Les démonstrations faites par le groupe reflètent les entraînements. Alors qu'il assistait à l'une d'elles en tant que ministre de l'intérieur, Pierre Joxe est très légèrement blessé par l'explosion d'une grenade qui n'a pas pu être neutralisée à temps.

GIGN - Un plongeur d'intervention en progression équipé d'un appareil de respiration en circuit fermé FROGS et armé d'un HK SD6.