NAGEURS DE COMBAT

FORCES SPÉCIALES FRANCE

 

Commando Hubert

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Le commando Hubert est un commando-marine créé en décembre 1947. Il porte le nom du lieutenant Augustin Hubert, tué au combat le 6 juin 1944 à Ouistreham.

À partir de 1953, il devient une unité de nageurs de combat et prend le nom de CASM (Commando d'Action Sous-Marine) Hubert. Il est toujours la seule unité de nageurs de combat de la Marine nationale Française (il existe également des nageurs de combat au sein de la DGSE).

L'unité est installée sur la presqu'île de Saint-Mandrier, dans le département du Var.

Fort de 100 hommes, tous chuteurs opérationnels, le commando Hubert est placé sous le commandement d'un capitaine de corvette. Il est articulé en 2 compagnies

La 1ère compagnie est composée d'une cinquantaine de nageurs et se divise en 4 sections (ou escouades) :

  • La section A, cellule de commandement et de contrôle, s'occupe du soutien opérationnel de la compagnie et aligne les équipages des embarcations semi-rigides (15 membres environ).
  • La section B a pour mission le contre-terrorisme maritime. Escouade ayant une capacité à opérer sous l'eau, elle constitue l'équivalent du Groupe de combat en milieu clos (GCMC) de Lorient. Elle travaille en étroite collaboration avec le GIGN.
  • La section C se compose des équipages de PSM (Propulseurs sous-marins). Elle a pour mission d'amener à partir d'un bâtiment de surface ou d'un sous-marin les équipes de nageurs de combat devant l'objectif.
  • La section D est en charge de la reconnaissance et de l'appui. Ils ont pour mission les reconnaissances sous-marines de chenal et de plage.

La 2ème compagnie sert d'unité d'appui et travaille comme une base arrière. Composée de 30 personnes dont la plus grande partie ne sont pas brevetés nageurs, elle est organisée en plusieurs "divisions" :

  • Transmissions.
  • Energie/propulsion.
  • Commissariat.
  • Entretien.
  • Conduite des navires.

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LE MEILLEUR DES MEILLEURS ! Bob, saboteur de Churchill, premier nageur de combat français et aventurier

Saboteur de Churchill pendant la guerre, père des nageurs de combat français, forestier et pétrolier en AFRIQUE, acteur du dernier film de Jean-Luc Godard: Robert dit "Bob" Maloubier, 90 ans, a traversé le XXème siècle comme un aventurier.

Bob Maloubier, c'est aussi une gueule. Une "grande gueule", glissent ses rares détracteurs. Moustache blanche façon major des Indes, oeil pétillant, blazer bleu marine avec le blason du Special Boat Service (SBS, nageurs de combat britanniques) dont il est breveté, insigne des nageurs de combat français en or au cou: l'homme en impose.

Sans oublier une faconde rare pour raconter sa vie sans jamais se prendre au sérieux. Bob Maloubier, fils de bonne famille, né à Neuilly-sur-Seine le 2 février 1923, est l'un des trois derniers survivants de la section française du Special Operations Executive (SOE), créé par Winston Churchill en juillet 1940 pour saboter et désorganiser les armées allemandes en Europe occupée.

Ami de Fernand Bonnier de la Chapelle, auteur de l'attentat contre l'amiral Darlan en décembre 1942 à Alger, Bob Maloubier s'engage dans le SOE à 19 ans. "C'était le début de l'aventure", dit-il à l'AFP. Parachuté en France à deux reprises, notamment dans le Limousin au lendemain du débarquement du 6 juin 1944, Bob Maloubier multiplie les sabotages mais est blessé à deux reprises.

Il quitte l'armée britannique avec le grade de capitaine et la prestigieuse décoration DSO (Distinguished Service Order). Une décoration accordée seulement à une soixantaine de Français pendant la guerre. Il n'en reste plus que deux, dont Bob Maloubier, qui a le droit de porter sur sa carte de visite les initiales DSO après son nom.

De cette période, il garde "un peu de nostalgie" et laisse échapper son émotion quand il parle de ses camarades tués, comme Violette Szabo, agent de la section française du SOE, exécutée début 1945 à Ravensbrück.

Après la guerre, "j'étais à 22 ans un agent chevronné". Il entre alors dans les services français pour dix ans. Au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece, devenu DGSE), Bob Maloubier participe à la création du service action, et fonde en 1952 avec Claude Riffaud l'unité des nageurs de combat.

Les deux hommes dessinent même leur montre de plongée. Blancpain, une maison suisse d'horlogerie réputée, sort en 1953 le premier modèle de la "Fifty Fathoms" (50 brasses, soit 91 mètres, la profondeur à laquelle elle doit encore fonctionner). Cette montre, devenue mythique, sera adoptée par les Navy Seals, les plongeurs de combat américains.

Forestier au Gabon, il rencontre Albert Schweitzer, devient pétrolier chez Shell, met sur pied la garde personnelle du président gabonais Léon Mba en 1965, sous l'égide de Jacques Foccart. 

Puis, employé par des compagnies pétrolières, il poursuit l'aventure au liberia et au Nigeria. Il croise alors pas mal de mercenaires, notamment Bob Denard. Mais promet qu'il ne leur a jamais filé de coup de main. En revanche, il a bien du filer quelques tuyaux à son employeur." Un agent secret reste un honorable correspondant toute sa vie", résume-t-il, entretenant ainsi la légende. En 1967, il est en poste pour Shell à lagos lorsque éclate la guerre du Biafra.

 

On imagine notre baroudeur tete brulée. Il affirme tout le contraire. "J'ai toujours eu peur", insiste-t-il. En revanche, comme James Bond, monsieur était un séducteur. Les femmes? "Maintenant, j'en ai plus qu'une", sourit le jeune nonagénaire qui a eu trois enfants. Son épouse actuelle a 42 ans de moins que lui. "Mais on ne voit pas la différence", s'esclaffe celui qui ne fait vraiment pas son age..Les services secrets, les déménagements à répétition (il en a recensé 63!), ça conserve.

" La vie, c'est l'action, la retraite, c'est la mort", lache le vieil aventurier.

 

LA VERITE DE BOB"LES PREMIERS NAGEURS DE COMBAT SONT FRANCAIS !":

QUELQUES EXPLOITS RACONTER PAR BOB: